L’équipe Chronilux s’agrandit : rencontre avec Gaetane Randaxhe

Nous vous proposons de découvrir le portrait de Gaetane Randaxhe, coordinatrice adjointe pour Chronilux depuis ce mois de février 2021.  

Nous lui souhaitons la bienvenue !

Gaetane Randaxhe

Coordinatrice adjointe Chronilux

Gaetane, qui es-tu ? Quel est ta formation ?

Je suis originaire du Brabant wallon et j’habite depuis quelques années au Grand-duché de Luxembourg.

En 2009, J’ai obtenu mon master en kinésithérapie et réadaptation à l’université libre de Bruxelles. 

Ensuite j’ai effectué un master en sciences de la santé publique à finalité promotion et éducation de la santé toujours à l’université libre de Bruxelles, que j’ai fini en 2015.  

Entre ces 2 masters je n’ai jamais hésité à suivre des formations et des congrès pour continuer à m’instruire, ce que j’adore.

Quel est ton parcours de professionnel ?

Mon parcours est varié.

Depuis que je suis sortie de mes études, je travaille comme kinésithérapeute, d’abord en hospitalier en Belgique ensuite en hospitalier et en cabinet au Luxembourg. Parallèlement à cela j’ai eu la chance de pouvoir donner cours quelques heures par an, en tant qu’assistante d’anatomie pour des futurs professionnels de la santé à l’université libre de Bruxelles.

De novembre 2011 à mars 2012, j’ai fait un break pour partir en tant que professionnel de la santé au sein d’une association qui s’appelle Friendship Bangladesh et avec le service national de la jeunesse du Luxembourg. Ce service volontaire de coopération en tant que kinésithérapeute et formatrice pour les assistants médicaux a été une expérience très enrichissante. Une vision globale d’amélioration de la qualité de vie est visée par cette association. C’est un bel exemple de projet de promotion de la santé.

Après cet épisode j’ai recommencé à travailler comme kinésithérapeute au grand-duché. Ces années de travail de terrain et l’expérimentation du fonctionnement du système de santé dans plusieurs pays m’ont orienté vers un master en santé publique. C’est comme ça qu’en parallèle d’un mi-temps en tant que kiné j’ai fait ce master en santé publique. 

Puis en septembre 2016, j’ai pendant un an été assistante chargée de cours pour des futurs kinés et éducateurs physique à la faculty of Health Sciences, LUNEX International University of  Health, Exercise and Sports au Grand-duché de Luxembourg.

Actuellement, je travaille toujours à mi-temps comme kinésithérapeutes dans un cabinet pluridisciplinaire au Luxembourg et je travaille depuis mi-février à tiers-temps en tant que coordinatrice adjointe sur le projet Chronilux. En parallèle depuis 2016 je suis monitrice de groupe sportif pour cardiaques au Luxembourg (activité physique adaptée).

Pourquoi rejoindre un projet comme celui de Chronilux ?

Car c’est un projet qui s’inscrit dans une vision de promotion de la santé. Qu’il y a un désir dans ces projets pilotes de réformer et améliorer le système de santé.

L’ambition de Chronilux est pour moi d’améliorer la prise en charge des patients atteint d’une maladie chronique ainsi que d’améliorer la qualité de vie de ceux-ci et de leur entourage.

Cela passe par les 3 axes d’actions du projet :

  • Rendre le bénéficiaire acteur de sa santé ;
  • Amener les prestataires à travailler en réseau par une approche intégrée de l’ensemble des professionnels d’aide et de soins » ;
  • Améliorer les politiques de santé en Province de Luxembourg, avec une attention particulière pour réduire les inégalités.

Quelle est ta vision de la maladie chronique et du public cible du projet ?

Tant avec ma casquette de professionnels de la santé, qu’actrice en promotion de la santé, ou encore celle de patiente, ma vision de la maladie et du public ayant une maladie chronique est la même. Une vision globale du patient comme une personne vivant dans un environnement avec ses déterminants, ses problèmes, ses besoins, et non pas juste comme un patient X ayant une pathologie Y qui a un symptôme U et B. L’engagement des patients est important pour l’amélioration globale de la santé des populations et de la qualité des soins.

L’expérience vécue par le malade chronique (de sa maladie, sa santé, du système de soins,…) est un savoir précieux et complémentaire au savoir scientifique pour améliorer les interventions en santé. Le malade chronique n’a pas d’autre choix que de vivre avec sa maladie et toutes les interactions que cela implique. Changer tout ce qui impacte négativement notre santé, est difficile pour tous. Et les barrières, les contraintes sont encore plus grandes quand on doit rajouter à cela les conséquences d’une maladie chronique.

Quelles sont tes missions dans le projet Chronilux ? Quelles actions ?

Pour viser l’amélioration des soins intégrés le projet chronilux a pour l’instant développé 12 actions, je suis principalement responsable d’une de ses actions ; l’organisation de séances collectives d’activité physique adapté (APA). 

Ensuite je viens épauler Céline coordinatrice principale, sur les autres actions en essayant d’intégrer au plus possible les principes et valeurs de la Promotion de la Santé (empowerment , diminution des inégalités, focus sur les déterminants de la santé, développement durable, principe de subsidiarité, créer un environnement favorable, vision holistique, agir ensemble et rechercher à inclure tous les participants impliqués..) .

Comment vois-tu l’avenir des soins intégrés ?

Les soins intègres doivent être vu en mon sens comme un partenariat, où le patient, la population est intégrée(e) comme acteur dans tout le processus de soins et dans l’amélioration de la qualité des soins.

Donc je vois dans l’avenir des soins intégrés, une amélioration des réseaux autours et avec le patient, une meilleure communication entre les partenaires tant entre les prestataires de soins qu’avec le patient lui-même. Un changement de place, de statut du patient qu’il soit partenaire et acteur de sa santé.

Un message pour conclure ?

Je parle beaucoup de promotion de la santé. C’est un processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle de leur santé et de l’améliorer. L’ambition est d’arriver à l’état de complet bien être (physique, mental, social). On agit en faveur de la santé, des inégalités sociales, de l’augmentation des capacités des individus et des communautés.

Quand on en parle comme ça, ça peut donner une impression de vision très utopiste. Pourtant c’est faisable ! L’idée est dans un projet comme celui-ci de toujours garder à l’esprit les axes et les principes de promotion de la santé. Par exemple le projet au Bangladesh que j’ai suivi et qui continue montre que quand bien même on n’a pas encore atteint l’état de complet bien être, on a amélioré l’état de santé des communautés car le projet est inscrit dans une vision de promotion de la santé . Car il ne touche pas juste à la santé en y restant cloisonné, mais on touche à tout ce qui peut améliorer la santé de ces communautés ; amélioration et réorganisation du système de santé, amélioration de l’éducation, amélioration de l’environnement physique et social, plaidoyer sur des politiques publiques saines, développer les capacités individuelles et renforcer l’action communautaire.

Coordonnées

0032 471 51 30 25
grandaxhe@chronilux.be

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